Docteur, je ronfle, c’est grave ?

Posted in apnées du sommeil, hypertension, somnolence, troubles du sommeil on mai 13th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

Le ronflement est la mise en vibration des tissus pharyngés durant le sommeil. Il est dû à une baisse d’activité musculaire à ce niveau pendant que nous dormons. Sa fréquence s’accroît avec l’âge. Chez les personnes de 45 à 60 ans, 63% des hommes et 37% des femmes sont des ronfleurs habituels. La prise de poids aggravent fortement ce problème. Le plus souvent, il n’est pas dangereux mais constitue un désagrément sonore majeur pour l’entourage: il peut atteindre 90 décibels, soit le bruit causé par le passage d’un camion !

Il doit par contre vous alarmer si :

  • Votre entourage décrit un ronflement interrompu par des périodes d’arrêts respiratoires, avec une reprise extrêmement bruyante du ronflement
  • Vous avez des sensations d’étouffement la nuit
  • Votre sommeil n’est pas réparateur : vous vous éveillez systématiquement fatigué
  • Vous transpirez beaucoup la nuit et vous réveillez souvent pour faire pipi
  • Vous avez tendance à vous endormir anormalement durant la journée.

Il peut alors être le signe d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

Il s’agit d’apnées (arrêts respiratoires) ou d’hypopnées (réduction importante de la respiration) dûes à un blocage partiel ou complet du passage d’air au niveau du pharynx durant la nuit.

Cette maladie touche 2 à 4% de la population, et devient de plus en plus fréquente, car elle atteint en particulier les personnes obèses, et celles-ci sont de plus en plus nombreuses dans les pays occidentaux . En Belgique, on estime que 18% des femmes et 12% des hommes sont obèses.

Ces apnées entraînent une altération de la qualité du sommeil avec diminution des phases de sommeil profond (sommeil réparateur), de sommeil paradoxal (sommeil à rêves), et un manque d’oxygène intermittent.

Les conséquences sont sévères : Somnolence et endormissements la journée, dépression, accidents du travail et de circulation (risque multiplié par 7 !), troubles de concentration et de mémoire. De plus, à long terme, il existe un risque important de développer de l’ hypertension, des problèmes cardiaques ou même une thrombose au cerveau.

Le diagnostic ne peut être confirmé que par la réalisation d’un enregistrement du sommeil  (Polysomnographie) effectué dans un laboratoire du sommeil. Cet examen s’effectue sur prescription médicale. Il existe à l’heure actuelle d’excellents traitements pour le syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

En savoir plus : www.antadir.com, www.syndrome-apnee-sommeil.fr

« En finir avec l’insomnie »

Posted in grossesse, hypertension, insomnie, Rêver de bien dormir, syndrome des jambes sans repos, troubles du sommeil on mai 11th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

Rêver de bien dormir… Un titre en forme de clin d’oeil pour un livret clair, concis et pratique destiné à aider les gens qui souffrent de troubles du sommeil, sans passer par le trop populaire somnifère. Explication d’un des ses auteurs belges, Marie Bruyneel, pneumologue et responsable du Laboratoire du Sommeil à l’Hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. | Isabelle Blandiaux – Photo portrait Serge Anton

Il faut dormir 8 heures pour se réveiller en forme le lendemain… Après une nuit plus courte, on doit compenser sa dette de sommeil… Un bain chaud favorise l’endormissement… Les heures avant minuit comptent double… Les idées reçues erronées sont légion sur la manière de gérer cette importante partie de la vie que nous passons à récupérer. Un cinquième des problèmes d’insomnie sont dits primaires, c’est-à-dire qu’ils n’ont ni cause médicale, ni cause psychologique, mais sont uniquement entretenus par de mauvaises habitudes.

« Quand on comprend mieux à quoi sert le sommeil, quelle sa structure, quand on sait qu’il fonctionne par cycles, qu’il est normal d’avoir plusieurs éveils par nuit mais pas normal que ces éveils soient longs et qu’on éprouve des difficultés pour se rendormir, je pense qu’on peut mieux appréhender les choses », explique Marie Bruyneel, co-auteur du livret Rêver de bien dormir, aux éditions Standaard. « Quelqu’un qui s’éveille à 4 heures du matin et qui considère sa nuit foutue, donc ne se remet plus au lit, si on lui explique que s’il peut se rendormir une heure ou une heure et demie, il aura de nouveau un cycle de sommeil complet et réparateur, il le fera. Chacun a des besoins différents, en général de 5 à 9 heures sur l’oreiller. Les vacances sont un bon baromètre. Après une semaine-tampon, on voit combien de temps est nécessaire pour être frais et dispo, sans réveil. Compenser une nuit courte par une sieste à un mauvais moment le lendemain peut dérégler l’horloge biologique, tout comme dormir plus longtemps le week-end. Contrairement à ce qu’on pense souvent, un bain chaud augmente la température du corps et ne met pas dans de bonnes conditions pour aller se coucher. On parle des heures avant minuit qui seraient plus intéressantes parce que le début du sommeil est le plus riche en cycles profonds, donc le sommeil le plus récupérateur se situe en début de nuit. Mais peu importe l’heure… »

La Libre Essentielle, 2 mai 2009
Lire l’article complet: pdf « En finir avec l’insomnie »

Somnifères et conduite automobile

Posted in insomnie, somnolence on mai 5th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

Une partie non négligeable de la population utilise quotidiennement des somnifères (0.7 à 7%).

Or ces médicaments peuvent avoir des effets résiduels graves durant la journée suivant la prise:  ces drogues, après une prise à dose normale, influencent l’aptitude à la conduite. Cela a été démontré en laboratoire par des tests sur simulateurs de conduite, mais également par le biais d’enquêtes concernant la cause des accidents de voiture, qui ont mis en évidence qu’une importante proportion de conducteurs impliqués dans des accidents de circulation étaient des consommateurs chroniques de somnifères. Il existe évidemment des différences individuelles de sensibilité à ces drogues et également selon la classe de médicament utilisée, mais pour une benzodiazépine courament utilisée, le Temazepam (même type de médicament que le Loramet et le Temesta), l’effet sur la conduite est plus néfaste qu’un taux d’alcoolémie de 0.5 g/L chez 1/4 des consommateurs. Ces études ont été effectuées chez des gens jeunes, ne prenant pas d’autres médicaments, mais il y a fort a parier que ces effets sont encore bien plus marqués chez des personnes plus agées consommant simultanément plusieurs types de traitements.

Le message à retenir est le suivant:méfiez-vous des somnifères! Utilisez-les pour la période la plus courte possible et faites-vous toujours conseiller par votre médecin sur le type de médicament à prendre.

 

Source : Jackson M. Hypnotic hangovers and driving risk. Breathe 2009; 5: 248-251

http://www.ers-education.org/pages/default.aspx?id=1386

Rêver d’un bon sommeil, pour dormir mieux

Posted in insomnie, Rêver de bien dormir on avril 19th, 2009 by admin – Soyez le premier à commenter

Un peu à l’instar de ceux qui vivent en Ardenne profonde, les habitants de la jolie région campinoise, au sud-est d’Anvers, courent probablement moins de risques que la moyenne de souffrir de troubles du sommeil. Pourtant, Bruno Ariens, un médecin généraliste du CRU (Herenthout) s’est pris de passion pour le traitement des patients peu ou prou fâchés avec le marchand de sable. Il a même écrit un ouvrage, qui peut apporter un réel soutien dans la prise en charge des insomniaques en première ligne. | Dr Michèle Langendries

Le livre du docteur Ariens et docteur Bruyneel est avant tout conçu comme un moyen de self-help pour le patient. Les conseils qui y sont prodigués se basent sur les recommandations  publiées en 2005 dans la revue Huisarts Nu(1). Après exclusion des causes spécifiques d’insomnie, la priorité est donnée aux traitements non médicamenteux, avant de recourir éventuellement à la pharmacopée. Le sommeil normal est également décrit, dans le but de faire prendre conscience au lecteur que, par exemple, des phases brèves de réveil sont tout à fait normales au cours de la nuit. « Les insomniaques ne doivent pas seulement apprendre certaines choses sur leur sommeil, ils doivent aussi agir à ce propos », estime l’auteur. « Il est évidemment important de suivre les conseils permettant d’avoir une bonne hygiène du sommeil, mais les résultats sont encore meilleurs lorsqu’on applique les techniques d’autosuggestion détaillées dans la deuxième partie du livre. »

Pensées

Mais qu’est-ce exactement que l’autosuggestion ? L’auto-suggestion consiste à s’appliquer certaines pensées ou idées qui vont agir sur l’inconscient, distraire des soucis ou des problèmes, et permettre ainsi à la personne de se détendre. Pour y arriver, on pense par exemple à un endroit de vacances apprécié. »

L’inconscient, si important pour le sommeil ? « L’impact des représentations psychiques sur notre inconscient peut être rendu plus compréhensible par un simple exemple. Imaginez que vous posez une poutre large de 20 cm et longue de 4m sur le long, et que vous essayez ensuite de marcher lentement sur elle. C’est à la portée de la plupart d’entre nous. Ensuite, placez cette poutre entre deux buildings, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, et tentez à nouveau de marcher sur elle. Il y a de fortes chances pour que vous tombiez. Aussi longtemps que la poutre est sur le sol, votre attention se porte entièrement sur la tâche à effectuer. Par contre, lorsqu’elle se trouve à une hauteur dangereuse, il n’y aura plus seulement place pour le conscient mais également pour l’inconscient, qui est submergé par la peur de tomber. Résultat : vos mouvements sont moins coordonnés, que vous le vouliez ou non, et vous n’êtes plus en état de réaliser une tâche pourtant simple dans l’absolu. »

Les soucis primaires et secondaires

Pour Bruno Ariens, les gens sont nombreux à voir leur sommeil parasité par les tracas en tout genre. Ils sont même majoritaires parmi les patients qui le consultent pour troubles du sommeil ! « Il est fréquent d’observer que les soucis sont à l’origine de l’insomnie : les expériences désagréables vécues au cours de la journée restent prégnantes en soirée. De plus, les personnes qui deviennent insomniaques pour d’autres raisons deviennent après un certain temps tracassées par leur insomnie. Une étude réalisée en maisons de repos a montré des résultats surprenants à ce sujet : si on s’attendait à trouver les causes majeures de l’insomnie dans l’excès de café ou de siestes, ce sont en fait les soucis au sujet de l’insomnie qui se trouvent en tête de liste. »

Et pour en revenir à l’autosuggestion : « Différentes techniques non médicamenteuses ont montré tout leur intérêt dans la prise en charge des troubles du sommeil, comme le yoga et le tai chi. Mais ces techniques exigent un apprentissage qui peut durer plusieurs mois, alors que l’autosuggestion peut donner des résultats après une ou deux semaines à peine. »

Une consultation très longue

Cela fait déjà plusieurs années que Bruno Ariens a intégré des techniques d’autosuggestion dans sa prise en charge des troubles du sommeil, et il a rapidement dû constater la chronophagie de sa nouvelle démarche. « Lorsqu’on souhaite aider rapidement un patient insomniaque, il faut discuter dès la première consultation du sommeil, de son hygiène et de l’autosuggestion, et, pour bien faire, exécuter un premier exercice. Une telle consultation prend facilement une heure et demie, voire plus. »

D’où le livre en soutien qui, loin d’être un pavé lourd et ennuyeux, permet, en une petite centaine de pages d’orienter le lecteur vers un sommeil de meilleure qualité. Important aussi, le CD qui l’accompagne et qu’il convient d’écouter avant le coucher pour faciliter la relaxation puis la pratique de l’autosuggestion. Seule une petite minorité des patients (environ une personne sur dix) n’arrivent pas à se projeter mentalement les images apaisantes nécessaires au processus.

Un problème tenace

Bruno Ariens nous a livré quelques données qu’il a placées récemment sur son blog (www.uitgeslapenwakker.be) : « Une étude a porté sur les conséquences des troubles du sommeil lorsqu’ils ne sont pas traités. Il en ressort que trois quarts des patients continuaient à mal dormir après un an, et encore la moitié après trois ans. Les troubles du sommeil sont donc tenaces et doivent donc être pris en charge le plus rapidement possible. » « L’impact d’un mauvais sommeil ne se marque pas que sur le court terme, sous forme de troubles de la concentration et d’une augmentation des risques d’accident. La santé peut être beaucoup plus touchée à long terme. On sait par exemple que le syndrome du restless legs, qui perturbe le sommeil profond, double le risque cardiovasculaire. »

Le somnifère, et puis…

Par ailleurs, le livre contribue également à la gestion correcte de la consommation de somnifères. « Les recommandations en matière de médicaments destinés à combattre les perturbations du sommeil sont claires : ils sont parfois réellement nécessaires. C’est le cas chez les personnes dont le problème est apparu récemment (<3 semaines), paraît sévère – lorsque l’insomnie est quasi complète –, et lorsqu’il existe un état de détresse psychique. Les patients qui viennent de vivre un événement bouleversant rapportent parfois une insomnie totale depuis trois jours. Dans ce cas, il convient de leur prescrire une substance qui leur permettra de dormir dès que possible. Mais le médicament ne sera administré que pendant un temps limité et une date-butoir doit être fixée d’emblée, pour ne pas risquer une prise qui s’étendrait sur plusieurs années. L’arrêt du traitement pharmacologique sera d’autant plus facilement accepté par le patient que ce dernier se sera vu offrir l’alternative d’un traitement non médicamenteux, comme ce livre par exemple.» Des patients surpris Les troubles chroniques du sommeil représentent toute une problématique en soi. « Face aux patients qui se plaignent de mal dormir depuis plusieurs mois, j’affirme haut et clair : J’ai une bonne nouvelle pour vous : vous n’avez pas besoin d’un somnifère. » Bruno Ariens sourit : « je vois alors souvent les gens froncer les sourcils, car ils espéraient une prescription. Mais je sors alors le livre, et les choses se mettent en place. »

Référence :
(1) Declercq, T., Rogiers, R., Habraken, H., et al.
Aanbeveling voor medische praktijkvoering.
Aanpak van slapeloosheid in de eerste lijn.
Huisarts Nu 2005 ; 34 : 346-71.
(2) Le Généraliste

pdf DOWNLOAD ARTICLE: Rêver d’un bon sommeil, pour dormir mieux

« J’ai des fourmis dans les jambes et ça m’empêche de dormir! »

Posted in insomnie, syndrome des jambes sans repos, troubles du sommeil on avril 2nd, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

Vous ressentez un besoin irrésistible de bouger les jambes? Ce besoin empire le soir ou n’apparaît que le soir ou la nuit ? Il est accompagné de sensations désagréables dans les jambes? Il commence ou s’aggrave durant les périodes d’inactivité ou de repos? Il disparaît quand vous vous mettez en mouvement?

Pas de doute: vous souffrez du Syndrome des jambes sans repos, appelé aussi Restless legs syndrome par les anglo-saxons.

Il s’agit d’une maladie neurologique fréquente: elle touche environ 5-10% de la population générale. Il arrive souvent que plusieurs membres d’une même famille en soient atteints.

Cette maladie est souvent « secondaire » c’est à dire causée par un autre problème de santé, parfois très simple à traiter:

  • une carence en fer
  • la grossesse (surtout durant les 3 derniers mois)
  • une insuffisance rénale
  • une atteinte des nerfs
  • le diabète,..
  • certaines substances et certains médicaments l’aggravent: le café, la nicotine, les excitants, les anti-dépresseurs, les médicaments utilisés dans le traitement de l’hypertension..

Dans les autres cas, on ne retrouve pas de causes associées.

En quoi peut-elle engendrer des troubles du sommeil?

80 % des patients atteints de cette maladie ont des mouvements involontaires des jambes durant le sommeil. Ceux-ci peuvent altérer la qualité du sommeil en causant des réveils multiples ou retarder l’endormissement. Ils sont parfois si handicapants qu’ils sont la cause d’une fatigue anormale la journée, voire même de « coups de pompe » ou d’accès de somnolence.

Vous pensez souffrir de cette maladie?

Parlez-en sans tarder à votre médecin, ou adressez-vous à un spécialiste du sommeil: Il existe des traitements efficaces.

Pour en savoir plus: http://www.sjsr.fr/http://www.afsjr.fr/http://www.rls.org/

L’attitude des belges à l’égard du sommeil

Posted in insomnie, troubles du sommeil on mars 17th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

A l’occasion de la Journée internationale du Sommeil 2009 (21/3), la Belgian Association for Sleep Research and Sleep Medicine (BASS) a réalisé une enquête en ligne sur l’attitude des Belges à l’égard du sommeil. Ils devaient approuver ou désapprouver une série d’affirmations concernant le sommeil, et  étaient interrogés sur la présence d’éventuels troubles de sommeil et sur l’utilisation de somnifères.

Les Drs G. Aubert, R. Poirrier et D. Rodenstein ont commenté les résultats de cette enquête. Voici ce qu’il en ressort:

910 Belges (10- 90 ans) ont participé. Il s’agissait pour 61% de femmes.

Les résultats sont surprenants!

61 % des participants sont convaincus qu’il faut dormir 8 heures pour être en forme la journée. Chez les sujets qui prennent un somnifère au moins une fois par semaine, cette proportion atteint même 70 %. Ceci est en contradiction avec les études internationales sur la durée du sommeil de personnes bien portantes. Ces études indiquent systématiquement que 62 % de la population adulte bien portante dort en moyenne entre 6,5 et 8,5 heures par nuit.

La moitié des participants  pensent que si l’on a trop peu dormi une nuit, il faut récupérer le lendemain en faisant une sieste ou en dormant plus la nuit suivante. Cette croyance est fausse: de nombreuses études montrent que si l’on a moins dormi une nuit, il ne faut pas rattraper tout ce manque de sommeil la nuit suivante. En général, il suffit  de compenser environ un tiers de la dette en sommeil.

40 % des participants à l’enquête sont persuadés que, si l’on a des difficultés d’endormissement, il faut faire des efforts pour s’endormir. Or, plus on fait d’efforts pour dormir, moins on y parvient. On sait qu’il vaut mieux attendre de se sentir vraiment somnolent avant de se mettre au lit. Se coucher plus tôt n’a pas de sens en cas de difficultés d’endormissement.

Enfin, nombreuses sont les personnes qui souffrent de troubles du sommeil: Plus de 60 % des participants qui prennent au moins une fois par semaine un somnifère, ont un score élevé au questionnaire des troubles du sommeil. 41% mentionnent des difficultés d’endormissement, 55% signalent des difficultés de maintien du sommeil et 54% estiment la qualité de leur sommeil insatisfaisante voire médiocre. Bon nombre de ces patients pourraient tirer bénéfice de traitements complémentaires, par exemple de thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le sommeil.

Liens utiles: enquête en ligne: http://www.journeedusommeil.be/

Communiqué de presse concernant les résultats de l’enquête: www.belsleep.org

L’ hypertension pendant la grossesse serait associée à la présence d’un syndrome d’apnées du sommeil

Posted in apnées du sommeil, grossesse, hypertension on mars 17th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

L’hypertension est une complication de la grossesse qui touche 10% des femmes enceintes. Dans la population générale, l’hypertension est très nettement associée à la présence d’apnées du sommeil.

Une étude canadienne récente (Université Mc Gill, Montréal) a recherché la présence d’apnées du sommeil, par test du sommeil,  chez 17 femmes enceintes hypertendues et chez 33 sans hypertension.

Il apparaît très clairement que les femmes hypertendues présentaient beaucoup plus d’apnées du sommeil. La présence d’apnées était 7x plus fréquente chez ces femmes.

Même si l’étude est de petite taille, Il semble donc tout à fait intéressant de rechercher des apnées du sommeil chez les femmes enceintes hypertendues.

Source: http://erj.ersjournals.com/cgi/content/abstract/33/3/559?etoc

Comment prendre des somnifères?

Posted in insomnie on mars 14th, 2009 by brunoariens – Soyez le premier à commenter

Lorsque l’insomnie récemment apparue est très grave ou lorsqu’elle vous mène à un état de tension extrême, un somnifère peut vous être prescrit si vous souffrez d’insomnie aiguë (moins de trois semaines). La prise de somnifères (p.e. lorazepam, lormetazepam, zolpidem) ne se fera que sous des conditions très strictes: elle sera limitée dans le temps, de préférence pas plus d’une semaine, et à une dose efficace minimale.

Presque toutes les études contrôlées contre placebo (comparaison avec une substance neutre) démontrent que les benzodiazépines sont plus efficaces que les placebos au cours de la première semaine du traitement. Dès la deuxième semaine, il n’y a déjà plus de différence significative.

Si ce message est communiqué en début de traitement, on évite de créer de fausses attentes au sujet des somnifères et il sera donc plus aisé d’en limiter l’utilisation dans le temps. En cas d’insomnie chronique, l’utilisation à long terme de somnifères peut engendrer un problème de conditionnement, ainsi qu’un risque réel d’accoutumance et de dépendance.

Si l’on décide quand même de donner un somnifère, une benzodiazépine à durée d’action intermédiaire s’avère le meilleur choix. Les produits à courte durée d’action engendrent parfois des symptômes de désintoxication plus sévères. Les somnifères à longue durée d’action ne sont pas conseillés en raison du risque accru pour le patient de ressentir un effet secondaire diurne de type ‘gueule de bois’.

En cas de recours aux somnifères, on peut envisager une utilisation intermittente ou une stratégie ‘si nécessaire’. Sous ‘utilisation intermittente’, nous entendons par exemple la prise quotidienne d’un somnifère pendant 5 jours, puis 2 jours sans, ou toutes les 3 nuits. Le risque d’accoutumance est ainsi limité.

Dans des situations de crise, les somnifères doivent être dès que possible combinés avec, et ensuite remplacés par, des mesures non médicamenteuses, en suivant par exemple des conseils avisés relatifs à l’art de bien dormir.

En résumé on peut dire que les somnifères ne sont utilisés que dans des circonstances exceptionnelles et sous des conditions strictes: leur consommation sera limitée dans le temps, de préférence pas plus d’une semaine, et à une dose efficace minimale.

La mélatonine pour lutter contre les effets du jet-lag

Posted in insomnie on février 26th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

Chaque année, des millions de voyageurs effectuent des vols transméridiens. Beaucoup d’entre vous en ont certainement déjà ressenti les conséquences : difficulté d’endormissement à l’arrivée, ou réveil précoce, fatigue, maux de tête, irritabilité, difficulté de concentration, troubles gastro-intestinaux (indigestion, perte d’appétit, constipation…). Le stress peut aussi s’en trouver augmenté (manipulation des bagages, formalités de douanes et de police, logement…).

Ces symptômes proviennent d’une dysrégulation de la mélatonine, hormone inductrice du sommeil. La prise de cette hormone à raison de  2 à 5 mg (à libération rapide) le soir de votre arrivée puis pendant les 2 à 4 jours suivants peut vous aider à vous adapter au décalage horaire.

Source : Travel Med Infect Dis. 2008 Jan

Le 21 mars: journée internationale du sommeil

Posted in insomnie, troubles du sommeil on février 26th, 2009 by marie – Soyez le premier à commenter

La huitème journée internationale du sommeil , le 21 mars 2009, sera axée en Belgique sur le thème des concepts erronés et des fausses croyances qui circulent à propos du sommeil. « Il faut absolument dormir 8h » « tout le sommeil perdu doit être récupéré » sont des exemples parmi tant d’autres. Le but de la journée sera donc d’améliorer les connaissances du public dans ce domaine.

Plusieurs laboratoires du sommeil organiseront à cette occasion une journée portes ouvertes.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur le site www.belsleep.org.